Une offre qui ne varie que très peu sur un an. L’offre immédiate pour l’Ile-de-France acte une légère hausse de 1% par rapport au trimestre précédent, à 3,609 millions de mètres carrés. On constate que le marché peine à absorber son offre depuis 2 ans puisque celle-ci ne varie que très peu et qu’un trimestre de baisse peut être rapidement balancé par une hausse.
Au final sur l’année écoulée, on retient que Paris intra-muros a vu son offre immédiate notablement diminuer, de plus de 16%, soit plus de 140.000 m². A contrario, La Défense, le Croissant Ouest et la 1ère couronne voient leur offre progresser de manière assez significative sur un an. Le rythme des livraisons étant assez
réduit et le niveau de pré-commercialisation important, ce sont les immeubles de seconde main qui alimentent le marché pour l’essentiel.
En matière de valeurs locatives « prime » la tendance est à la stabilisation des loyers depuis l’été, à l’exception de Paris QCA en hausse suite à la transaction enregistrée sur l’avenue Franklin Roosevelt au 4e trimestre. L’absorption rapide de l’offre immédiate à Paris et le nombre très limité de projets, mène à une situation tendue dans la capitale, notamment pour ce qui concerne les meilleurs actifs.
L’incertitude économique et financière qui règne depuis l’été et le ralentissement des indicateurs économiques ont commencé à impacter le marché au 4e trimestre, qui a marqué le pas par rapport aux précédents. Ces incertitudes vont peser sur l’activité du marché en 2012 et nous anticipons un ralentissement de l’activité vers 2 à 2,1 millions de mètres carrés.
La production d’immeubles neufs étant toujours au ralenti, et l’essentiel des mètres carrés livrables en 2012 étant largement précommercialisé, le niveau de l’offre disponible ne devrait pas évoluer de manière significative et la part des immeubles neufs ou de Grade A continuer à baisser.
Enfin, une évolution contrastée des loyers pourrait être constatée : une grande modération devrait régner sur les valeurs locatives, et les mesures d’accompagnement repartir à la hausse pour les marchés de périphérie, alors que les valeurs parisiennes pourraient rester sous pression haussière en raison de la pénurie croissante d’offre.
Poster un commentaire :